Révisions des lois de bioéthique : Où est l’intérêt de l’enfant ? Envoyer
En attendant une analyse plus approfondie du projet de loi qui vient d'être présenté en Conseil des ministres, les AFC relèvent deux points importants dans les propositions de Madame Bachelot
- Le texte confirme une tendance ancienne à faire primer l'intérêt des adultes sur celui de l'enfant :
-> l'accès aux origines sera soumis à la décision du donneur
-> la possibilité pour les PACSES d'avoir accès à la PMA sans avoir à prouver la stabilité de leur couple, alors même que les conditions de rupture d'un PACS en font une union intrinsèquement fragile, caractéristique qui touchera l'enfant conçu dans ce cadre

- Le texte précise que « les critères de dérogation au principe général de l'interdiction de la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires seront par ailleurs élargis pour permettre les recherches « susceptibles de permettre des progrès médicaux majeurs » et non plus des « progrès thérapeutiques majeurs ». Les AFC réclament l'interdiction de la recherche sur l'embryon quel qu'en soit son objectif et souhaiterait que l'on encourage d'avantage la recherche sur les cellules souches adultes. (lien vers la fiche du site)

Ces propositions doivent être présentées en novembre à l'Assemblée Nationale, d'ici là les AFC feront parvenir à tous les députés les fiches bioéthiques qu'elles ont préparées pour répondre à ces questions.