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bioethique_tastetLes lois codifiant l'utilisation du corps humain dans la vie quotidienne des français avaient été votées une première fois en 1994, avant une première révision en 2004. Il est écrit dans la loi, qu'elle devait être révisée tous les 5 ans pour s'adapter aux avancées constantes de la recherche médicale, c'est pourquoi l'année 2009 sera celle de la préparation d'une nouvelle mise à jour.

 

Quelques réflexions générales


La "bioéthique" touche à plusieurs questions:
  • Elle est née de la recherche médicale dont les résultats engendrent de plus en plus d'immenses espoirs thérapeutiques - pas toujours fondés.
  • Elle suscite l'émotion car les possibilités offertent se rapportent à des questions intimes et à de grands souffrances individuelles.
  • Elle concerne la plupart des citoyens, directement ou indirectement.

Elle exige donc un débat ouvert où les événements soient énoncés avec vérité et clarté.

La réflexion en cours porte sur des enjeux majeurs. C'est en effet le type de société que nous voulons construire aujourd'hui, et dont nos enfants vont hériter demain, qui est en question.
Les votes des parlementaires vont les engager en conscience. La question qui leur est posée n'est pas "Que dois-je faire ?" mais la suivante:  "En prenant telle option, que fais-je de l'homme ?"


Quelles sont les questions de fond ?


La société doit respecter la personne vulnarable. Une société qui protège le plus faible permet à chacun d'avoir confiance dans la société où il vit et où il est aimé.
Chaque personne humaine a une valeur infinie, nul n'a de droit sur lui. C'est le fondement de la liberté et de la dignité humaine.
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La réflexion qui est menée doit faire en sorte d'accentuer le respect de la vie humaine dès sa conception.
Ce respect implique le refus de toute exploitation et instrumentalisation de l'être humain, contraires à sa dignité.
Ce respect exige la promotion des soins et de l'accompagnement des plus vulnérables, dans la poursuite du bien commun.
La recherche biomédicale doit bénéficier de financements raisonnables et proportionnés au regard d'une politique globale de santé publique tant au niveau national qu'au niveau international.

L'application des nouvelles techniques biomédicales ne peut pas se dispenser d'une réflexion éthique, sous peine de remettre en cause la place de l'homme dans le monde et de générer ainsi de l'angoisse et de la souffrance au lieu du bonheur recherché initialement.
La recherche est à encourager, mais attention à ne pas modifier l'échelle des valeurs qui sont fondées sur le respect humain et permettent la vie en société.

Enfin pour nous, associations familiales, il est fondamental de ne pas céder à la tentation du "droit à l'enfant".
Au-delà de la souffrance des adultes, c'est bien le droit des enfants qui doit être mis en avant dans les débats.


Comment faire avancer le débat dans le bon sens ?

Comme beaucoup, vous considérez peut-être qu'il s'agit d'une affaire d'experts, réservé au monde médical ou à quelques spécialistes du monde philosophique ou religieux.

Il s'agit au contraire d'une affaire importante qui touche directement chacun d'entre nous et qui influencera profondément notre société et le modèle que en nous laisserons à nos enfants. Le gouvernement l'a d'ailleurs fort bien compris, en ouvrant largement le débat et y associant tous les domaines de la société civile, et faisant notamment appel à l'UNAF et aux Associations Familiales.

Les Etats Généraux se dérouleront au cours du premier semestre 2009 et permettront à tous ceux qui le souhaitent de s'exprimer sur le site Internet mis en place par le gouvernement et destiné à recueillir les avis de tous ceux qui souhaitent s'exprimer.

Un projet de loi devrait ensuite être soumis au parlement fin 2009 ou début 2010.


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Que pouvons-nous faire à notre échelle ?

Avant le mois de juin, nous pouvons consulter le site des états Généraux de la bioéthique et y laisser notre avis, ou donner notre opinion sur les avis existants.

Vous bannirez les « copiés-collés » pris sur d'autres sites qui risquent d'être systématiquement écartés des conclusions du rapport final.

Evitez aussi de répondre à l'ensemble des domaines du débat. Apportez votre contribution sur un point précis de la discussion : Gestation pour autrui, Diagnostic prénatal, Recherche sur l'embryon, Assistance à la procréation... en y apportant un argumentaire simple, bref et concret illustré d'éventuels exemples et des dérives ou de conséquences possibles.revision


Consultez également les sites Internet que nous vous conseillons.

Ainsi que le dossier mis à votre disposition sur le site de la Confédération Nationale des AFC